Martin Belou – Garde Fou

suspens

nous sommes au bord du chemin

à travers l’édaphon
arcadi relate

mouvement indicible
rémanence de ses trajets
enfouis puis rejetés à la surface

un convive de pierre
émergent d’une source pétrifiante

une ligne sur laquelle sens cherche à se faire
le seuil d’un trajet aller retour

une ligne transparente qui s’oublie
et se troue pour mettre à jour
la symbiose mycorhizienne

l’artiste comme charon
qui réunit Kitej et Ys
met à jour les

vestiges d’un temps
retours du futur

un cratère,
qui nous accompagne
et nous laisse pour une fois juste observer
au bord du chemin

par dessus celui-ci
au creux d’une traversée

d’une rive on y revient
en notre surface miroir
où les cloches des profondeurs
nous appellent et nous relâchent

nous sommes au bord du chemin
éternellement prêts à

pénétrer la zone

vaisseaux d’expériences encore à faire
ni hier ni demain
ni aujourd’hui juste maintenant.

text by neither

www.catherinebastide.org